La récente libération de Boualem Sansal en Algérie a été largement saluée, mais elle ne dissipe pas les inquiétudes concernant le sort d’autres professionnels de l’information. Parmi eux, le journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné depuis cinq mois, dont l’appel sera examiné le 3 décembre.
Collaborateur de So Foot et Society, Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Les autorités algériennes lui reprochent un contact établi, dans le cadre d’une enquête, avec un dirigeant de la JS Kabylie également impliqué dans le MAK, organisation classée terroriste. Ses soutiens soulignent qu’il s’agissait d’un échange strictement professionnel, courant dans le travail d’investigation.
Plusieurs organisations françaises rappellent qu’interroger des sources, même sensibles, fait partie du rôle d’un journaliste. Elles appellent à un traitement judiciaire conforme aux standards internationaux afin d’éviter que l’exercice de la profession soit assimilé à un soutien idéologique.
L’audience du 3 décembre est perçue comme un moment clé pour réexaminer les faits et leurs motivations. Son issue pourrait marquer un signal important : celui de la protection ou non des journalistes dans l’exercice normal de leur mission, au-delà des tensions politiques ou diplomatiques du moment.
Source : Correspondance de La Presse – 20 minutes
