Affaire du « Canard enchaîné » : les quatre mis en cause relaxés

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, vendredi 17 octobre, la relaxe générale dans l’affaire dite de l’« emploi fictif » au Canard enchaîné.

Les juges ont estimé que les faits reprochés n’étaient pas caractérisés, mettant fin à trois années de procédure.
Michel Gaillard, ancien président du journal satirique, son successeur Nicolas Brimo, le dessinateur André Escaro et sa compagne Edith Vandendaele étaient accusés d’avoir rémunéré cette dernière pendant vingt-six ans sans contrepartie réelle de travail.

Le tribunal a conclu qu’aucune preuve ne démontrait que son emploi était fictif.

📝 Une affaire née d’une enquête interne

L’affaire avait éclaté après les révélations du journaliste Christophe Nobili, également actionnaire du journal, affirmant qu’Edith Vandendaele percevait jusqu’à 5 600 € nets par mois entre 1996 et 2022. Selon l’accusation, elle n’avait jamais été vue dans les locaux.

Les dirigeants ont expliqué que Mme Vandendaele assistait son mari, âgé aujourd’hui de 97 ans, dans la réalisation de ses dessins hebdomadaires, les célèbres « cabochons », qu’elle envoyait elle-même à la rédaction.

👩‍⚖ Un jugement de désaveu

Le parquet avait requis un an de prison avec sursis et jusqu’à 150 000 € d’amende, estimant qu’une « présence morale n’est pas une présence professionnelle ». Mais le tribunal a considéré que la collaboration du couple pouvait être assimilée à une œuvre commune, justifiant la rémunération.

Les avocats de la défense ont salué un « désaveu total » des accusations, tandis que la partie civile, menée par Christophe Nobili, a annoncé son intention de faire appel.

Source : Le Parisien

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