Assortiment et plafonnement de la presse : où en est-on en 2026 ?

L’assortiment et le plafonnement des titres de presse font partie des dispositifs structurants de la filière, avec des règles techniques qui encadrent directement l’activité des marchands de journaux. Ces règles influencent très concrètement la vie du point de vente : volumes livrés, gestion des invendus, lisibilité de l’offre et, au final, chiffre d’affaires.

Début 2026, la gouvernance de la Commission de suivi de l’assortiment et du plafonnement (CAP) a évolué, conformément à son fonctionnement interprofessionnel. Jean-Marie Montel, Directeur Général des MLP, succède à Jean-Michel Detchard, Président de Culture Presse.

Un cadre issu de la réforme de 2021, progressivement ajusté

Les règles d’assortiment et de plafonnement en vigueur aujourd’hui s’inscrivent dans le prolongement de l’accord interprofessionnel du 1er juillet 2021, conclu dans le cadre de la réforme de la loi Bichet.

À l’origine, les signataires avaient fait le choix de conserver, dans un premier temps, des mécanismes de plafonnement existants, tout en mettant en place un suivi régulier de leur application. Ce travail s’est appuyé à la fois sur les données de vente et sur l’observation des situations rencontrées dans les points de vente.

C’est dans cette logique de suivi et d’ajustement progressif qu’un avenant signé le 19 novembre 2024 est venu préciser et remplacer certaines dispositions initiales, sans remettre en cause les principes généraux du dispositif. L’objectif affiché : disposer de règles plus lisibles, mieux adaptées à la diversité des situations, et compatibles avec le déploiement des outils informatiques de la filière.

Pourquoi la CAP joue un rôle clé pour les marchands de journaux

La CAP réunit les différents acteurs de l’interprofession afin d’assurer un suivi régulier des règles d’assortiment et de plafonnement, et d’en mesurer les effets concrets en point de vente.

Son travail repose sur l’analyse des données de vente, complétée par les retours de terrain, afin d’identifier les éventuelles limites du dispositif et, le cas échéant, de proposer des ajustements ciblés.

L’enjeu n’est pas de remettre en cause le cadre existant, mais de l’adapter progressivement, en veillant à la lisibilité des règles, à leur mise en œuvre opérationnelle et à la prise en compte de la diversité des situations rencontrées par les marchands de journaux.

Dans un marché de la presse qui reste un marché d’offre, un titre ne peut être vendu que s’il est présent en rayon. Et pour être visible, il faut nécessairement disposer d’exemplaires. L’enjeu consiste donc à trouver un équilibre entre visibilité commerciale, cohérence de l’offre et maîtrise des volumes, sans surcharger les linéaires.

Ce que les marchands peuvent en attendre

Même si ces discussions se déroulent à l’échelle nationale, leurs conséquences sont concrètes. Une meilleure prise en compte des réalités locales peut permettre :

  • une réduction des invendus,
  • une offre plus cohérente avec la clientèle du magasin,
  • une gestion plus fluide des titres,
  • et un gain de temps sur les ajustements et réclamations.

Ces évolutions s’inscrivent également dans le cadre des droits reconnus aux marchands de journaux en matière d’approvisionnement, avec la volonté de maintenir un équilibre entre les différents acteurs de la filière.

Prochaine étape : validation et mise en œuvre

Les ajustements proposés doivent encore suivre leur parcours de validation au sein de l’interprofession, avant d’être soumis à l’ARCEP, qui se prononcera sur leur application.

D’ici là, les travaux se poursuivent. La CAP reste mobilisée pour mesurer l’impact des règles existantes et, si nécessaire, continuer à les faire évoluer.

SOURCES : Les clés de la PresseCulture presse

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