Barèmes 2026 des messageries, cela vous concerne : ce qu’il faut comprendre des avis de l’ARCEP

Barèmes 2026 des messageries, cela vous concerne !
Ce qu’il faut comprendre de l’avis de l’ARCEP sur les conditions techniques, tarifaires et contractuelles des prestations de la société France Messagerie et MLP.

Les barèmes 2026 des messageries ont récemment été examinés par l’ARCEP, le régulateur de la distribution de la presse. Tour d’horizon des points essentiels.

MLP : des évolutions contenues

Pour MLP, l’ARCEP considère que les ajustements tarifaires prévus pour 2026 restent modérés. Ils portent principalement sur certains frais logistiques et prestations complémentaires, afin de faire face à la hausse des coûts, dans un contexte de baisse des volumes.

À court terme, ces évolutions ne posent pas de difficulté majeure. En revanche, le régulateur alerte sur le moyen terme : si la diminution des ventes se poursuit, la coopérative pourrait être amenée à revoir plus largement ses tarifs pour préserver l’équilibre économique.

MLP devra par ailleurs actualiser ses barèmes afin d’y faire apparaître clairement les nouveaux taux de rémunération des marchands, récemment fixés par l’ARCEP.

France Messagerie : une situation plus tendue

La situation est plus complexe pour France Messagerie. La messagerie a perdu en 2025 une aide publique importante liée à la distribution des quotidiens (9 Millions d’euros) . Malgré les économies engagées, les hausses tarifaires prévues au 1er janvier 2026 ne suffiraient pas, selon l’Arcep, à rétablir l’équilibre financier de cette activité.

France Messagerie prévoit donc plusieurs augmentations ciblées sur certains frais de distribution, tout en étant invitée à revoir son plan d’affaires à moyen terme. Là aussi, les barèmes devront être mis en cohérence avec les nouveaux taux de rémunération des marchands.

Encyclopédies : un rappel ferme des règles du jeu

Dans son avis, l’ARCEP consacre un développement spécifique aux encyclopédies, souvent vendues sous forme de collections. Le régulateur rappelle que ces produits relèvent pleinement de la loi Bichet et doivent donc respecter les mêmes principes que le reste de la presse, notamment le libre choix des marchands et la concurrence loyale entre distributeurs.

Sur le plan contractuel, l’ARCEP a demandé à France Messagerie de corriger une clause qui revenait à imposer l’ensemble des produits encyclopédiques à un point de vente. Les marchands conservent en effet le droit d’accepter ou de refuser chaque titre individuellement.

Sur le plan tarifaire, le régulateur estime que le frais de livraison par point de vente (« drop ») appliqué aux encyclopédies ne couvre pas les coûts réels de la prestation. Dans un marché où plusieurs distributeurs sont en concurrence, France Messagerie est donc tenue de revoir ce tarif.

Plus largement, la question du « drop » a donné lieu à des tensions entre acteurs. Un accord temporaire a finalement été signé entre France Messagerie, MLP et la SIPP. Il prévoit une répartition progressive de la charge du drop, basée sur le nombre de livraisons, et valable jusqu’à fin 2027.

Ce que cela change pour les marchands

Pour les marchands de journaux, ces décisions n’entraînent pas de changement immédiat dans l’exploitation quotidienne. Elles confirment toutefois une tendance claire : la pression économique sur la distribution reste forte, et les règles du jeu continuent d’évoluer.

La transparence des barèmes et la sécurisation de la rémunération des points de vente restent au cœur de la vigilance du régulateur.

SOURCE : ARCEP

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