Le début d’année 2026 confirme les difficultés du réseau des marchands de presse. Dans un éditorial adressé à la profession, Jean-Michel Detchart, président de Culture Presse, souligne une dégradation des indicateurs dans un contexte économique tendu.
Une activité en recul
Le mois de mars confirme le ralentissement observé. La fréquentation des points de vente recule de 4,3 %, marquant le repli le plus important depuis 2020. Cette baisse d’activité se traduit directement dans les encaissements, en diminution de 3,3 % tous produits confondus depuis le début de l’année.
Dans un environnement marqué par les tensions internationales et les inquiétudes autour du pouvoir d’achat, les produits culturels, et en particulier la presse, sont fortement impactés. Les volumes distribués sont également orientés à la baisse, confirmant une tendance généralisée sur l’ensemble de la chaîne.
Sur le seul segment de la presse nationale, le chiffre d’affaires à prix fort accuse un recul de 7,9 % sur un an. Peu de catégories résistent, à l’exception de segments très spécifiques, tandis que la plupart des familles de presse enregistrent des replis parfois marqués.
Les titres d’actualité comme les quotidiens ne bénéficient pas du contexte international et restent orientés à la baisse. Au global, le trimestre se clôt sur un recul de 5,6 % de l’encaissement moyen pour les marchands spécialisés.
Un appel à l’unité de la filière
Dans ce contexte, Jean-Michel Detchart appelle à une mobilisation collective. Le Congrès annuel de Culture Presse a notamment permis de réunir les acteurs de la filière autour d’un constat partagé : la nécessité de renforcer l’animation du réseau et de soutenir davantage les marchands pour relancer les ventes.
« Nous croyons en notre réseau. Croyez en nous. Le papier a encore un bel avenir. […] C’est en agissant tous ensemble que nous réussirons », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une action coordonnée entre éditeurs et diffuseurs.
Sources : Union-Presse
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