Cette Foire aux questions est dédiée à la compréhension du métier de marchand de presse et rassemble des réponses pratiques aux principales questions qui peuvent se poser dans l’activité quotidienne d’un point de vente.
Vous y retrouverez aussi bien des explications sur le fonctionnement du réseau de distribution de la presse que des informations sur les livraisons, les quantités, les réassorts, les relèves et les invendus, la rémunération ou encore les principaux outils professionnels.
Elle vous accompagne également dans l’utilisation de la plateforme Direct-Éditeurs, permettant de trouver et gérer facilement vos parutions, de consulter leurs informations ou d’utiliser les différentes fonctionnalités mises à votre disposition.

Les questions sont regroupées par thèmes pour vous permettre d’accéder rapidement à l’information recherchée :
Cette FAQ est régulièrement enrichie pour répondre aux nouvelles questions et situations rencontrées.
Comprendre mon activité presse
Le NIM, ou Numéro d’Immatriculation Messagerie, est l’identifiant de votre point de vente dans les systèmes professionnels de distribution de la presse. Il permet notamment de vous identifier auprès des différents acteurs et outils de la filière.
Sur Direct-Éditeurs, votre NIM vous sert également d’identifiant pour vous connecter à votre espace professionnel. Renseignez votre NIM sans ajouter de « 0 » devant.
Votre NIM vous est communiqué dans le cadre de votre activité de diffuseur de presse. Si vous ne le retrouvez plus, votre dépositaire est votre interlocuteur privilégié : il peut identifier votre point de vente dans ses outils et vous communiquer votre numéro.
Le NIM est propre à votre point de vente et vous sera régulièrement demandé pour accéder aux services professionnels de la filière.
La codification, souvent appelée simplement « codif », est le numéro qui permet d’identifier précisément un titre dans les systèmes de distribution de la presse. Chez MLP, par exemple, le code titre est une codification à 5 chiffres, également reprise dans le code-barres presse.
À ne pas confondre avec le numéro de parution, qui change à chaque nouveau numéro du magazine : la codif identifie le titre.
Sur Direct-Éditeurs, vous pouvez rechercher une publication directement à partir de sa codif.
Ces acteurs interviennent à différents niveaux pour permettre à une publication d’arriver jusqu’au lecteur :
- L’éditeur crée et publie le journal ou le magazine.
- La SADP (Société Agréée de Distribution de la Presse) assure la distribution groupée des publications qui lui sont confiées. Il en existe actuellement deux : France Messagerie et MLP.
- Le dépositaire de presse organise la distribution des titres auprès des points de vente de sa zone.
- Le marchand ou diffuseur de presse réceptionne les publications et les vend au public.
La distribution nationale fonctionne ainsi comme une chaîne reliant les éditeurs aux lecteurs.
Les livraisons presse
Si vous constatez une différence entre les exemplaires réellement reçus et ceux indiqués sur votre bordereau de livraison, signalez-la rapidement à votre dépositaire.
Cela concerne notamment une fourniture manquante, incomplète ou défectueuse.
Le dépositaire effectue ensuite les vérifications nécessaires et peut, selon la situation, procéder au remplacement ou au crédit des exemplaires concernés.
Vous disposez de 24 heures après réception du bordereau de livraison pour signaler à votre dépositaire une différence entre celui-ci et votre livraison physique.
Si votre magasin était fermé pour congés lors de la livraison, ce délai de 24 heures débute à compter de la réouverture du point de vente.
Vous devez informer votre dépositaire de vos périodes de fermeture afin qu’il puisse adapter votre approvisionnement.
Pour une interruption comprise entre 5 et 12 jours, une adaptation de la fourniture est prévue. Pour une fermeture de plus de 12 jours, une adaptation de la fourniture et de la facturation est prévue à condition d’avoir informé votre dépositaire au moins un mois avant la fermeture.
Pensez donc à anticiper vos dates de congés auprès de votre dépositaire.
Les quantités et mes réassorts presse
Le réassort permet de demander des exemplaires supplémentaires lorsqu’un titre risque d’être épuisé dans votre point de vente.
Vous pouvez effectuer une demande à l’aide des outils professionnels mis à votre disposition. Le traitement reste toutefois dépendant de la disponibilité des exemplaires et de la politique de l’éditeur.Sur Direct-Éditeurs : pour les titres modifiables dont l’éditeur autorise le réassort, l’action peut être réalisée directement depuis la fiche du titre.
Oui, dans certaines situations, mais les règles varient selon la catégorie du titre concerné.
Pour les titres d’information politique et générale (IPG), l’éditeur reste maître des quantités. Pour les titres CPPAP hors IPG, les quantités sont encadrées par les règles interprofessionnelles de plafonnement. Pour les autres titres, le diffuseur peut notamment déterminer une quantité maximale à l’aide des outils disponibles.
Sur Direct-Éditeurs : vous pouvez agir sur les quantités de certains titres, ils sont signalés par un fond orange.
Une modification de service correspond à une demande d’ajustement de la quantité habituellement fournie pour un titre.
Elle permet par exemple d’adapter votre fourniture lorsque la quantité reçue ne correspond plus aux besoins ou au potentiel de vente de votre point de vente.
Ces demandes peuvent être réalisées directement depuis les messageries MLP et France Messagerie.
Pour les titres modifiables concernés, certaines demandes d’ajustement peuvent également être transmises depuis Direct-Éditeurs.
Les relèves et invendus
La date de relève correspond à la date à partir de laquelle une parution doit être retirée de la vente et peut être retournée avec les invendus.
Pour les titres réguliers, la livraison d’une nouvelle parution entraîne généralement la relève de la précédente selon le principe professionnel « un numéro chasse l’autre ».
Vous pouvez consulter les dates de relève renseignées pour les parutions directement sur Direct-Éditeurs.
Les exemplaires qui n’ont pas été vendus restent la propriété de l’éditeur.
Lorsqu’une parution est relevée de la vente, les exemplaires invendus doivent être retournés en bon état et complets selon les modalités prévues par la filière et votre dépositaire.
Le retour permet ensuite leur prise en compte dans le suivi et le crédit de vos invendus.
Un oublié est un exemplaire invendu qui n’a pas été retourné au moment de la relève de la parution.
Une procédure spécifique permet encore de le restituer pendant un certain délai après la date de relève afin qu’il puisse être crédité.
Pour la majorité des publications, ce délai est de 35 jours. Il est réduit à 10 jours pour les quotidiens et peut atteindre 63 jours pour certaines parutions atypiques ou irrégulières.
Un « trop vieux » désigne une parution pour laquelle le délai permettant de retourner les exemplaires oubliés est dépassé.
À partir de cette échéance, l’invendu ne peut plus être crédité au marchand de presse.
Sur Direct-Éditeurs, la date de trop vieux est indiquée sur les fiches des parutions lorsqu’elle est disponible.
L’offre & l’assortiment presse
L’assortiment correspond à la composition de l’offre de titres proposée dans votre point de vente.
Il vise notamment à adapter l’offre aux caractéristiques physiques et commerciales du magasin, à son potentiel de vente et à la diversité de la presse disponible.
Les règles d’assortiment diffèrent selon la catégorie du titre : presse IPG, titres bénéficiant de l’agrément CPPAP hors IPG ou autres publications.
Cela dépend de la catégorie du titre.
- Pour les titres IPG, le marchand ne peut pas s’opposer à leur diffusion.
- Pour les titres CPPAP hors IPG, la distribution est encadrée par les règles interprofessionnelles d’assortiment.
- Pour les autres publications, une première proposition de mise en service peut vous être faite et vous êtes libre de l’accepter ou non.
Vous ne pouvez donc pas choisir librement l’intégralité de votre offre, mais vous disposez de possibilités d’action qui varient selon le statut des titres.
Le plafonnement permet de définir une quantité maximale pouvant être servie à un point de vente pour certaines publications.
L’objectif est de mieux adapter les quantités reçues aux ventes et au potentiel du magasin tout en conservant suffisamment d’exemplaires pour répondre à la demande des lecteurs.
Pour les titres CPPAP hors IPG, les modalités sont définies dans le cadre d’un accord interprofessionnel. Ces règles ont fait l’objet d’une nouvelle évolution en 2026.
La rémunération
Le marchand de presse est rémunéré sous forme d’une commission calculée sur les ventes de presse réalisées dans son point de vente.
La rémunération comprend un taux de commission de base auquel peuvent s’ajouter différentes majorations selon le type de point de vente et les critères remplis.
De nouvelles conditions de rémunération sont applicables depuis le 1er janvier 2026.
Il n’existe pas un taux unique : la commission dépend de la catégorie du point de vente et, dans certains cas, de majorations complémentaires.
En France métropolitaine, les principaux taux de base applicables en 2026 sont notamment :
- 15 % pour les marchands spécialistes ;
- 23 % pour les kiosques ;
- 24 % pour les concessions ;
- 13 % sur les publications périodiques et 14 % sur les quotidiens et publications du 7ᵉ jour pour les marchands non spécialistes ;
- 10 % pour les points de vente de capillarité.
Selon la catégorie du point de vente, des majorations peuvent ensuite s’ajouter au taux de base, notamment en fonction de la localisation, de la formation, du linéaire, de l’informatisation ou des ventes réalisées.
Les aides & la formation
Une formation initiale est prévue pour les nouveaux marchands de presse concernés par les nouvelles dispositions professionnelles.
L’accord interprofessionnel du 20 novembre 2024 prévoit notamment une obligation de formation initiale pour les marchands ayant signé un contrat après cette date. Les diffuseurs spécialisés sont également soumis à une formation continue, au minimum tous les trois ans.
Depuis 2026, les marchands spécialistes remplissant les conditions prévues peuvent également bénéficier d’une majoration de rémunération liée au suivi d’une formation conforme au cahier des charges professionnel.
La création / reprise d’activité
Le premier réflexe est de contacter le dépositaire de presse qui dessert votre commune. Il pourra vous présenter le fonctionnement du métier, étudier votre projet et vous accompagner dans les différentes démarches.
Selon votre situation, le parcours comprend notamment l’examen du projet par la CRDP, la signature du contrat avec le dépositaire, l’inscription au fichier des agents de la vente de presse et le suivi d’une formation initiale avant la prise de fonction.
Cette démarche concerne aussi bien la création d’un commerce que la reprise d’un point de vente ou l’installation d’un rayon presse dans une activité existante.
L’ouverture d’un nouveau point de vente ou d’un nouveau rayon presse n’est pas automatique.
Le projet doit être présenté à la Commission du Réseau de la Diffusion de la Presse (CRDP), qui décide de l’implantation des nouveaux points de vente après étude du dossier et avis du maire de la commune.
La CRDP prend notamment en compte la localisation, la zone de chalandise, l’aménagement du magasin, les moyens du futur diffuseur et les conditions de distribution sur le secteur.
En pratique, le plus simple est de prendre contact avec le dépositaire local : il étudiera votre projet et transmettra le dossier à la CRDP.
La reprise d’un commerce déjà agréé ne signifie pas que le nouveau propriétaire reprend automatiquement le statut de diffuseur du précédent exploitant.
L’activité de marchand de presse est liée à la personne qui l’exerce et au point de vente concerné. Lorsqu’un commerce change d’exploitant, une nouvelle inscription au fichier des agents de la vente de presse doit notamment être effectuée. Avant de finaliser votre reprise, prenez donc contact avec le dépositaire desservant le point de vente. Il pourra vérifier la situation du magasin, vous informer des démarches nécessaires et vous accompagner dans la mise en place de votre propre contrat de diffuseur.
Oui. L’exercice de l’activité de diffuseur de presse nécessite un agrément préalable.
Cet agrément est délivré dans le cadre du fonctionnement de la CRDP et concerne une personne déterminée, pour une adresse et des caractéristiques de point de vente précises. Il ne s’agit donc pas d’une autorisation générale permettant de vendre de la presse n’importe où.
Pour une nouvelle implantation, le projet doit également recevoir l’autorisation de la CRDP avant sa mise en œuvre. Le dépositaire de votre secteur est l’interlocuteur à privilégier pour engager la démarche.
Le NIM – Numéro d’Immatriculation Messagerie, est attribué dans le cadre de la mise en place de votre activité de diffuseur de presse.
Vous n’avez donc pas besoin d’effectuer une demande spécifique auprès de Direct-Éditeurs pour l’obtenir.
Une fois les démarches liées à votre point de vente engagées et votre rattachement au réseau effectué, votre dépositaire pourra vous communiquer votre NIM. Cet identifiant sera ensuite utilisé dans différents outils professionnels, notamment pour vous connecter à Direct-Éditeurs.
Si vous ne connaissez pas votre NIM ou ne l’avez pas encore reçu, rapprochez-vous directement de votre dépositaire.
Les outils métier
Presse Connect est le portail commun de la filière presse déployé auprès des dépositaires et des diffuseurs.
Il permet notamment de mettre à jour les caractéristiques de votre point de vente et d’accéder aux messageries afin d’effectuer différentes opérations liées à votre activité : déclaration d’invendus ou d’oubliés, réclamations sur les fournitures, demandes de réassort, modifications de service ou gestion de l’offre titres.
Presse Connect et Direct-Éditeurs sont complémentaires : Direct-Éditeurs permet notamment de rechercher une parution dans l’offre des deux messageries, d’en consulter les informations et d’agir sur les titres modifiables.
Utiliser la plateforme Direct-éditeurs
Sur la plateforme, sur site ou application mobile (gratuitement et disponible sur IOS et Android). Cliquez sur « Se connecter » en haut à droite du site Direct-Éditeurs.
Renseignez ensuite votre NIM sans le zéro placé devant. Par exemple, si votre NIM est 0255145, saisissez 255145.
Lors de votre première connexion, votre mot de passe correspond à votre code postal. Vous pourrez ensuite le personnaliser.
Depuis la page de connexion Direct-Éditeurs, cliquez sur « Mot de passe oublié ? ».
Renseignez ensuite votre NIM sans le zéro placé devant ainsi que l’adresse e-mail associée à votre compte. Un message de réinitialisation vous sera envoyé automatiquement. Si vous ne le recevez pas dans votre boîte de réception, pensez également à vérifier vos dossiers spams ou courriers indésirables.
Un titre modifiable est un titre pour lequel son éditeur a confié à Direct-Éditeurs la gestion d’une ou plusieurs actions destinées aux marchands de presse.
Selon le titre, vous pouvez par exemple :
- demander une mise en service ;
- ajuster vos quantités ;
- demander un réassort ;
- commander un ancien numéro ou de la PLV ;
- demander à être contacté par l’éditeur.
Toutes ces possibilités ne sont pas systématiquement disponibles : chaque éditeur choisit les actions proposées sur ses titres.
Le fond orange permet de repérer immédiatement les titres modifiables sur Direct-Éditeurs.
Cela signifie qu’au moins une action est disponible sur le titre concerné.
Les titres qui ne sont pas sur fond orange restent néanmoins consultables : vous pouvez accéder à leurs informations générales, comme la couverture, le prix, la date de parution, la relève, la date de trop vieux ou encore la messagerie.
L’absence de fond orange signifie simplement que les actions Direct-Éditeurs ne sont pas disponibles pour ce titre.
